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"Attention
aux automédications"
Antalgiques périphériques
Acide acétylsalicylique (aspirine)
Il a une action anti-inflammatoire, antalgique et
antipyrétique
Paracétamol
Il a une action antalgique et antipyrétique.
Anti-inflammatoires
non-stéroïdiens (AINS)
Certains AINS sont disponibles sous forme de suppositoires,
ce qui peut être utile quand les nausées ou les vomissements interdisent
toute prise de médicament par voie orale.
Antalgiques centraux
Certains antalgiques, jouant sur les récepteurs de
la douleur situés au niveau du système nerveux central, peuvent utilement
être employés, comme le dextropropoxyphène (dérivé de la morphine) ou
la codéine. Plus efficaces que l'aspirine ou le paracétamol seuls, ils
leur sont souvent associés. Mais il existe un risque de dépendance à ne
pas négliger.
Dérivés de l'ergot de seigle
Tartrate d'ergotamine
L'efficacité varie en fonction du mode d'administration (comprimés
ou suppositoires). L'intérêt du tartrate d'ergotamine est limité par la
possibilité de survenue de deux complications majeures :
- L'ergotisme : il se voit quand la dose maximale
de 6 mg par jour ou de 12 mg par semaine est dépassée.
- L'état de mal migraineux : on sait maintenant
que l'accoutumance à l'ergotamine aboutit à entretenir et aggraver la
migraine.
Dihydroergotamine
(DHE)
La DHE a les mêmes propriétés pharmacologiques
que l'ergotamine, mais doit être administrée par voie injectable ou par
voie nasale.
Autres vaso-constricteurs : les "triptans"
Le
sumatriptan
70 à 80 % des crises sont stoppées en moins
de 2 heures après l'utilisation de cette médication. Ces bons résultats
sont tempérés par le fait que 20 % des patients rapportent une reprise
des symptômes dans les 24 heures suivantes. Son prix élevé ainsi que la
fréquence des effets secondaires en limitent son utilisation courante.
Le Zolmitriptan
Stimulant des récepteurs artériels à la
sérotonine, donc dans la ligne de recherche qu'avait ouvert le Sumatriptan,
il a pour but de faire cesser la dilatation douloureuse des artères migraineuses
lors de la crise. Une forme sublinguale va être commercialisée
évitant ainsi le problème des vomissements.
Le Naratriptan
Mécanisme identique au précédent.
N'existe pas en forme sublinguale.

 
1.
Le froid :
C'est un bon facteur anti-migraine. Vous pouvez l'utiliser en glissant
des glaçons dans un gant de toilette appliqué sur la tempe. Il existe
aussi dans le commerce, mais c'est beaucoup plus cher, un bandeau anti-migraine
à garder au congélateur et à utiliser en cas de besoin. Le médicament
anti-migraine du froid repose sur son action de diminution du calibre
des vaisseaux dilatés pendant la migraine.
2.
La caféine :
C'est un excellent anti-migraineux. Ainsi, un café rapidement absorbé
au début d'une crise peut annihiler celle-ci ou au moins en réduire l'intensité.
Il en va de même avec un grand verre de Cola-Cola qui est lui aussi riche
en caféine.
3.
L'auto-acuponcture :
Il existe un point anti-migraine et anti-stress que l'on peut stimuler
soi-même. Il est situé à la jonction dans le creux entre le pouce et l'index.
Il suffit de le masser fortement avec le pouce de l'autre main en tournant
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
4. Le massage
de la veine temporale
Souvent dilatée lors de la crise de migraine, son massage permet
également d'obtenir un soulagement temporaire.
5. Toujours prendre
un anti-nauséeux
Quand on prend son traitement de crise: en
facilitant le passage de celui-ci dans l'estomac, il en améliore l'éfficacité.

 
Dire : " On ne peut vraiment rien contre la migraine"
Mais si on peut ! Certes, on n'est pas
encore en mesure de faire disparaître totalement et pour toujours les
crises chez tout le monde; mais en prévenir ou en court-circuiter un certain
nombre avant qu'elles ne se développent, les
espacer, cela, les médecins savent le faire. Encore faut-il le leur demander.
Confondre
" traitement de crise " et " traitement de fond "
Les médicaments employés au moment de la crise et ceux qui sont administrés
pour espacer et prévenir les crises, n'ont rien de commun. Prendre en
permanence un " médicament de la crise ", c'est s'exposer à des accidents.
Voyez ci-dessous : "Prendre 10 médicaments à la fois".
Décider
trop vite qu'un traitement ne marche pas
Un médicament inefficace à une certaine dose
sera peut être efficace à une dose double. En revanche, un
médicament mal supporté à la dose double serait peut-être à la fois efficace
et bien toléré à la dose simple... De même, en ce qui concerne les traitements
de fond, le délai minimal nécessaire pour en évaluer l'efficacité est
de deux ou trois mois.
Poursuivre par
routine un traitement inefficace
Il y a des gens qui avalent rituellement leur cachet tous les jours depuis
des années.
Quand vous leurs demandez :
"Alors, vous avez moins souvent des crises ?", ils vous répondent
"Non, c'est toujours pareil !"
A quoi bon se droguer ?
Mais aussi : Attention aux arrêts brusques (sevrage)
Ne
vouloir rien voir, rien savoir
Si vous n'essayez pas de savoir ce qui déclenche vos crises et ce qui
soulage; si vous êtes incapable de dire s'il y a un rapport entre vos
migraines et votre cycle menstruel; si vous avez essayé des dizaines de
médicaments, mais ne vous rappelez pas leur nom, vous n'aiderez pas beaucoup
votre médecin à vous soigner...
S'obnubiler
trop vite sur un point
Voici une femme qui a décidé qu'elle a des "crises de foie"
: on a beau lui expliquer qu'elle est visiblement sujette à des migraines,
elle n'en démord pas et se refuse à consulter son médecin.
Exiger
des quantités d'examens
Demander à consulter dix spécialistes, à vous faire faire une radio du
crâne, un scanner, une ponction lombaire, etc..., parce que vous êtes
persuadé d'avoir quelque chose de grave, ce n'est pas seulement inutile
et coûteux, mais cela retarde d'autant le moment où vous commencerez à
vous soigner.
Prendre
dix médicaments à la fois
Non seulement on n'a pas prouvé que dix médicaments soient dix fois plus
efficaces qu'un seul... mais vous courez des risques réels.
Décréter
à l'avance que vous êtes
" contre les médecines douces "...
... ou contre tel ou tel autre type de traitement. Pourquoi s'enfermer
dans des a priori ?
Les médecines douces réussissent à certains (surtout, il est vrai, à ceux
qui y croient) et elles ont le mérite de ne pas nuire....
...
ou, au contraire, ne jurer que par elles
Cette erreur est plus fréquente : des adeptes de l'acuponcture,
de l'homéopathie ou du bio-feed-back se refusent à recourir à tout autre
moyen, bien que leur méthode favorite ne les soulage pas le moins du monde.
Cette cause vaut-elle vraiment que vous vous en fassiez le martyr ?

La tenue d¹un cahier de surveillance, où sont
consignées chaque jour, le plus succinctement possible mais sans omission,
les céphalées quelles qu'en soient la nature et la durée, ainsi que les
médicaments employés, est le seul moyen d'objectivité et
de progresser dans la conduite du traitement.
- La
DHE (Dihydroergotamine). A prescrire pour son
efficacité non négligeable et son innocuité à peu près complète; c'est
le médicament qu'on propose surtout à l'enfant. Il faut une posologie
suffisante et au moins 3 mois d'application.
- Le pizotifène (Sammigran) peut être utilisé
seul. Il endort mais c'est acceptable voir utile. On est parfois limité
par la prise de poids.
- Les bêtabloquants sont parmi les piliers
du traitement de fond. Ils présentent quelques contre indications
(asthme, bradycardie).
- Le propranolol (Avlocardyl) est le médicament
de référence mais d'autres bêtabloquants doivent être éventuellement
essayés, le résultat pouvant être curieusement positif avec l'un et
pas avec l'autre.
- On peut aussi recourir au Métroprolol (Seloken,
Lopressor), au Timolol (Timacor), au Nadolol (Corgard),
à l'Aténolol (Tenormine).
- Le Vérapamil (Isoptine), le Diltiazem
(Tildiem) sont utilisés aux Etats-Unis avec un certain résultat.
Seule la Flunarizine (Sibélium) a vu prouver son efficacité,
mais il n'est pas certain qu'elle le doive à sa seule action antalgique.
- D'autres médicaments sont éventuellement utiles,
et peuvent avoir à leur actif des succès indiscutables: l'Indoramine
(Vidora), l'Oxétorone (Nocertone).
- Mettons à part, le Desernil qui est un
médicament remarquable pour les migraines sévères. Dans les contre indications,
la fibrose autour des voies urinaires est un danger à connaître, mais
un peu théorique.
- Les associations ne sont pas interdites et sont
dictées par la résistance du patient à une monothérapie.
Les grands migraineux sont presque forcément des polymédicamentés. Mais
on peut aussi leur proposer un sevrage complet, en milieu hospitalier
avec de simple sédatifs, de l'amitriptyline et de la psychothérapie.
Il faut savoir faire "table rase" et repartir sur des bases
nouvelles... .
- Le meilleur allié dans le traitement de la migraine,
surtout pour les cas rebelles, est le traitement anxiolytique
et sédatif (les benzodiazépines
à doses modérées pour une période limitée); mais surtout l'amitriptyline
(Laroxyl, Elavil). Ce médicament a à son actif les preuves d'une efficacité
indiscutable comme antimigraineux et traitement de fond. C'est en plus
un thymoleptique. Beaucoup de malades qui arrivent au niveau d'un "état
de mal" ont des douleurs ininterrompues mais aussi un état anxiodépressif
plus ou moins évident.
- Le Rivotril peut être associé à doses
classiques ou comme adjuvant d¹un traitement de fond s'il y a anxiété
nocturne et troubles du sommeil.
- Certains anti-épileptiques tels que le Depakine
sont également utilisables.
Le médecin généraliste reste le mieux placé
pour suivre les migraineux. L'observation du traitement de fond de la
maladie migraineuse ne peut être obtenue que par des consultations au
cours desquelles le médecin doit prendre le temps d'écouter son patient
et d'établir une relation de confiance avec lui.
C'est convaincu de la réalité de la maladie migraineuse qu'il doit aborder
l'éducation de son patient et lui proposer un traitement adapté à son
cas particulier.
Le bon sens et des principes simples doivent être le fondement de la
démarche thérapeutique globale de la maladie migraineuse.
L'appel au spécialiste est justifié face à une incertitude diagnostique
ou à des difficultés de traitement.
Aujourd'hui, l'ensemble des spécialistes s'accordent pour associer traitement
de fond, traitement de crise et prévention des facteurs déclenchant
reconnus.

 
1. L'homéopathie : cinq
grands remèdes homéopathiques existent contre la migraine : Nux Vomica
en 7CH, Gelsenium en 5CH, Iris Versicolor en 7CH, Ignatia en 7CH et Actasa
Racemosa en 7CH, respectivement pour les crises digestives, visuelles,
de stress et des règles.
2. L'acupuncture : cette
médecine plusieurs fois millénaire peut être fort utile pour les migraineux,
même si elle ne résout pas toutes les crises. La migraine est en effet
une maladie bien connue des acupuncteurs qui voient en elle une maladie
de terrain pour laquelle la stimulation des points d'acupuncture faite
de façon régulière permet d'obtenir de très bonnes améliorations.
3. Le bio feed back
: il repose sur l'utilisation de moyens électriques
de visualisation du stress du sujet qui lui permet ainsi d'apprendre plus
efficacement les méthodes de relaxation. Il se pratique en milieu hospitalier,
dans les centres anti-douleur notamment.
4. La phytothérapie
: l'utilisation des plantes dans la migraine est loin d'être récente.
Depuis très longtemps en effet on connaît les effets bénéfiques de la
Valériane et de la Passiflore sur les migraines du stress, du radis noir
sur les migraines digestives, du Rhizome sur les migraines menstruelles
et des essences de menthe en huiles essentielles d'une façon générale
sur la douleur des crises.
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